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Pondichéry événementsMonsieur Pierre Fournier – Consul Général de France à Pondichéry

Inde et visas





Je suis ressortissant(e) de l’UE, je souhaite m’installer en Inde pour entreprendre un projet professionnel, pouvez-vous nous expliquer les démarches que je dois suivre ainsi que les conditions que je dois respecter ?

Précisons d’abord qu’il ne m’appartient pas de me substituer aux autorités indiennes pour expliquer ou justifier leur législation. Il se trouve que je viens de rencontrer longuement le responsable du FRRO à Chennai afin d’aborder ces questions et qu’il s’est spontanément proposé de venir à Pondichéry pour expliquer aux Français les nouvelles réglementations, ce dont je lui suis très reconnaissant. Nous allons tâcher d’organiser quelque chose en septembre. Il vient d’ailleurs d’intervenir devant d’autres communautés étrangères et il m’expliquait que c’était d’autant plus nécessaire que chacune pensait qu’elle était visée spécifiquement par ces dispositions, ce qui n’a évidemment pas de sens. Cela étant, je sais que nombre de nos compatriotes rencontrent des difficultés au moment de renouveler des visas obtenus sous l’ancien régime et je vais essayer de déblayer un peu le chemin. La première chose à faire et d’aller sur un site officiel, comme celui-ci par exemple : http://www.vfs-in-fr.com/touristvisa_doc.html et de télécharger les fichiers <.pdf> relatifs à chaque catégorie de visa, ils sont très complets. Regardez alors quel visa correspond le mieux à ce que vous voulez faire : prospection, travail, études, journalisme, conférence, tourisme, etc… Le site vous explique ensuite clairement la procédure à suivre.


Cliquez ici pour lire l'interview

Une fois sur place, quelles sont les formalités à accomplir ? A qui puis-je m’adresser pour obtenir les « bonnes » informations ?

En France auprès de VFS (42-44 rue de paradis dans le 10ème arrondissement) ou directement auprès de l’ambassade d’Inde. En Inde, auprès du FRRO de votre état de résidence, le Foreign Resident Registration Office.


Quelle est la différence entre le visa de travail et le visa d’affaire ?

Je vous renvoie à la première question, chacun correspond à une activité spécifique en Inde. Le visa d’affaires couvre une quinzaine de missions et d’activités : prospection, visite de salons professionnels, coaching, etc. Le visa de travail requiert un revenu annuel minimum de 18000€. Il y a des exceptions à ce revenu minimum, pour les professeurs de français par exemple, ou encore ce qu’on appelle les « cuisiniers ethniques ». Attention, il y a souvent confusion entre la validité du visa d’affaires et la durée maximum de séjour. Certains peuvent penser qu’il y a discrimination parce qu’ils croient connaître quelqu’un qui a eu un visa d’affaires d’un an. Or un visa d’affaires peut être valide un an, mais cela ne change rien à la durée maximum de chaque séjour qui est par défaut, j’insiste bien : par défaut, de 30 jours. Cette durée peut être sans trop de difficultés étendue à 90 jours, et plus longtemps encore sous certaines conditions. Il faut entre autres pour cela être propriétaire de votre entreprise et fournir une liste très complète de documents. Mais le FRRO est tout à fait disposé à aider ceux qui veulent en faire la demande et il lui revient d’apporter toutes les précisions.


Depuis quelques mois, l’obtention d’un visa qu’il soit touristique ou d’affaire devient de plus en plus compliqué à comprendre, et donc au final, cela donne l’impression qu’il devient plus difficile à obtenir, et surtout dans le cas d’un visa d’affaires. Pouvez-vous expliquer les changements que l’Immigration indienne a effectués et à partir de quelle date ces changements ont été réalisés ?

La législation indienne a en effet changé, principalement pour les visas de tourisme, d’affaires et de travail. Les principaux changements concernent le délai de deux mois entre deux séjours touristiques, les durées de séjour pour les visas affaires, le plancher de revenus pour le visa de travail, et enfin les pièces à fournir. Ces changements sont entrés progressivement en vigueur à partir de novembre 2009 pour être totalement opérationnels à l’été 2010. Ils s’appliquent de façon identique à l’ensemble des pays. Seuls les Etats-Unis à ma connaissance ont des accords avec l’Inde qui prévoient des dispositions distinctes et cela s’explique en grande partie par l’importance de la diaspora indienne en Amérique et son rôle économique dans la relation bilatérale.


Et pourquoi de tels changements ont-ils été entrepris par l’Immigration Indienne ?

Je pense qu’il y avait de la part de l’Inde des considérations liées à la sécurité, en particulier après les attentats de Bombay en 2008, des considérations économiques, et sans doute aussi la volonté d’aligner leurs pratiques sur la pratique internationale courante, ce qui est tout à fait légitime. Les nouvelles modalités du visa d’affaires indien ne sont guère éloignées du visa d’affaires Schengen par exemple, délivré par les Européens. Mais le mieux est de poser la question aux indiens eux-mêmes.


En ce qui concerne les visas touristiques, le délai d’attente de 2 mois entre chaque séjour en Inde contraint les touristes à planifier leur séjour en Inde à l’avance, afin de demander une dérogation, s’ils souhaitent visiter un autre pays et revenir en Inde avant les deux mois. Mais de nombreux touristes, une fois sur place, souhaitent visiter un autre pays avec un retour en Inde avant les deux mois, mais n’ayant pas prévu cette étape, ils se voient contraints d’abandonner leur voyage ou de demander une dérogation sur place. A qui doivent-ils s’adresser pour avoir une dérogation ? Quels sont les documents à fournir ? Pensez-vous que toutes ces démarches découragent les touristes ?

L’administration est parfois décourageante, même pour nous autres, administrateurs, je vous rassure... Mais ces difficultés répondent le plus souvent à des impératifs qui ne sont pas immédiatement visibles pour l’usager. S’agissant des visas de tourisme, il existe pour ceux qui, depuis l’Inde, veulent se rendre dans un pays limitrophe, Népal, Sri Lanka, etc., puis revenir en Inde, un visa dit « de tourisme de voisinage » (neighbourhood tourism) qui n’est pas soumis à la contrainte des 2 mois.

L’approche traditionnelle du séjour en Inde doit sans doute, avec ces nouvelles dispositions, changer un peu, s’adapter. Je comprends que pour certains, il s’agit d’une étape difficile. Elle s’applique à tout le monde, quelle que soit sa nationalité. Je note malgré tout que le nombre de Français dans notre circonscription ne cesse d’augmenter, comme d’ailleurs le nombre de visas que nous délivrons ici aux Indiens.

Au demeurant, nos relations avec nos collègues indiens sont excellentes, tant ici qu’avec l’ambassade d’Inde à Paris, et nous intervenons régulièrement sur des cas spécifiques un peu hors normes afin de trouver ensemble des solutions. Je crois, pour ma part, qu’il existe des solutions adaptées à tous les cas de figure, même si elles paraissent plus contraignantes.

Dans tous les cas, s’informer des réalités à la source et auprès des personnes autorisées, avant de céder au découragement, est une sage précaution. Nous allons y travailler ensemble.


Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter le site internet : www.vfs-in-fr.com

Par Elisabeth CLARETON pour ToutPondi.com


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Anand Pakiam : la voix de l’Institut Français de Pondichéry.

Anand Pakiam a un parcours plutôt atypique, né à Chicago il est donc en fait Franco-Pondichérien-Américain ! Ayant vécu dans de nombreux pays différents, il a une affection particulière pour Pondichéry, où il travaille depuis 2005 comme chargé de communication au sein de l’Institut Français de Pondichéry, le plus ancien des centres de recherche français en Inde. A travers son parcours, il nous invite à découvrir son histoire, celle de l’IFP et son rôle dans l’institut. Anand a en effet la délicate mission de faire connaître au plus grand nombre la nature et les résultats des recherches de l’IFP. Partons donc à la découverte de cette institution que tout le monde connaît, mais dont peu de gens connaissent vraiment la nature des travaux.

 

Présentation générale.

*Le parcours atypique d’Anand.

Anand est issu d’une famille très ouverte sur le monde. En effet, son père est né au Cambodge et y a vécu plusieurs années ainsi qu’au Vietnam, c’était en effet dans l’ancienne Indochine qu’une grande partie de l’administration française était présente. Et la famille du côté de sa mère a vécu en Malaisie, où une grande communauté Indienne existe. Par ailleurs, son père Franco-Pondichérien, parlant couramment le Khmer et le Vietnamien, travaillait pour une entreprise pétrolière américaine, ce qui a amené la famille à beaucoup voyager.

Cliquez ici pour lire l'interview

Ainsi Anand est né à Chicago, où il a vécut durant trois ans, avant de partir habiter durant une année à Téhéran en Iran, puis c’est à Londres que la famille emménage pour sept ans. Après sept années ensuite passées à Delhi, Anand revient à Pondichéry, au lycée français pour y passer son bac. Après quoi, il part pour Paris réaliser des études d’Économie Internationale à La Sorbonne. Une fois diplômé, il enchaîne avec un MBA à l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Puis une fois, tous ses diplômes en poche l’heure du choix arrive, et bien que Paris soit une ville très agréable en tant qu’étudiant, Anand s’y voit mal y vivre. Il décide donc de partir à Pondichéry, afin de se rapprocher également de ses parents partit y passer leurs retraites.

Enfin retraite est bien grand mot pour le père d’Anand, qui ayant du mal à tenir en place, a monté son entreprise de bio technologie, consistant en la culture cellulaire de tissus. Anand y travaille donc durant une année. Puis il a vent d’un projet de l’IFP, visant à établir un atlas géoéconomique de l’Inde. Il postule alors pour le projet, et fort de ces diplômes en économie internationale, il est retenu. Le projet vise donc à établir une carte du développement de l’Inde, et ce en amassant de multiples données sociaux-économiques pour chaque état d’Inde. Cette tâche gigantesque est étalée sur un an, durant lequel Anand prend contact avec la méthodologie et l’ambiance de l’IFP. Son projet achevé il quitte l’institut, mais pas pour très longtemps car à peine quelques mois plus tard, la personne chargée de la communication quitte son poste, et l’institut propose le poste à Anand. Anand accepte aussitôt et le voila donc en poste, en charge de la communication de l’Institut Français de Pondichéry.

*Présentation de l’IFP.

L’IFP est un institut de recherche, dépendant à la fois du CNRS et du ministère des affaires étrangères et européennes. Il existe trois centres de recherche français en Inde : l’IFP, l’Ecole Française d’Extrême-Orient située également à Pondichéry et le centre de Sciences Humaines de New Delhi. D’ailleurs l’IFP et le centre de New Delhi forment l’unité USR 3330 du CNRS, intitulé « Savoirs et Mondes Indiens ». En effet, l’objectif de l’IFP est de connaître les fondements de la civilisation Indienne et donc de l’Inde ancienne, afin de mieux comprendre l’Inde d’aujourd’hui et les enjeux de développement.

L’IFP a été crée en 1955, lors du traité de cession des territoires français à l’Inde. Jawaharlal Nehru souhaitait alors faire de l’IFP et de Pondichéry, une vitrine vers la France. Sous l’impulsion du premier directeur, Jean Filliozat, l’IFP se concentrait d’abord sur des recherches en Indologie, notamment au niveau de l’histoire des religions en Inde du Sud. Et puis dans les années 60, le département d’écologie est crée pour collecter des informations sur l’évolution de l’environnement en Inde du Sud. Enfin dans les années 80, c’est le département des sciences sociales, qui voit le jour, afin de suivre la dynamique Indienne de développement et en mesurer les enjeux. Aujourd’hui encore, ce sont les trois principaux axes de recherche de l’IFP.

Les trois départements de recherche de l’IFP.

*L’indologie.

L’indologie est donc le département le plus ancien, il se concentre sur divers aspects de la civilisation indienne ancienne ou moderne, mais bien sûr la plupart des travaux concernent le passé, avec notamment le support de nombreux textes écrits en sanskrit, la langue savant de l’Inde ancienne. D’ailleurs, l’IFP possède la plus grande collection au monde de manuscrits Shivaïtes sur feuilles de palme, avec plus de 8000 liasses, l’institut possède ainsi un véritable trésor, qui a d’ailleurs été classé par l’UNESCO comme « Mémoire du Monde ». En effet, le Shivaïsme est un courant majoritaire de l’hindouisme, particulièrement en Inde du Sud, ainsi une fois ce corpus digitalisé et analysé, les textes permettront de comprendre un peu mieux et de faire connaître également ce courant religieux.

En fait, le département d’indologie repose sur trois différents thèmes. Le premier concerne l’analyse de la langue et de la littérature sanskrite. En effet, le sanskrit a été développé tout au long des siècles par les plus grands penseurs indiens, et a influencé de nombreux autres pays asiatiques. Puisqu’on retrouve des documents écrits en sanskrit jusqu’à Bali en Indonésie. Pour bien comprendre la spécificité et la construction du sanskrit, les projets étudient les grammaires pâninéennes et les philosophies indiennes du langage.

L’histoire des religions est le deuxième thème principal de ce département, avec bien sûr la collection de manuscrits Shivaïtes. En fait, l’IFP s’intéresse surtout aux origines de ce courant religieux, en effet avec son importante collection la recherche peut s’appuyer sur des informations uniques. Le projet se divise donc entre la préservation et la digitalisation de ces informations, qui n’est pas une mince affaire, contenu de la fragilité des documents et du climat chaud de Pondichéry. Une salle spéciale avec une température spécifique a d’ailleurs été crée pour assurer la préservation des manuscrits, et d’ici deux ans l’ensemble des manuscrits devraient être digitalisés, et ainsi être accessibles au plus grand nombre. Par ailleurs, l’IFP publie déjà des livres d’analyse sur les documents shivaïtes déjà traités.

Enfin, le département d’indologie s’occupe également d’étudier tout ce qui est en rapport avec l’histoire tamoul, en effet du fait de sa situation géographique l’IFP baigne dans cette culture deux fois millénaire, et il est donc plus aisé de l’étudier. Le Tamoul a d’ailleurs été reconnu officiellement langue classique, au même titre que le grecque ou le latin. Le département se concentre donc aussi bien sur la littérature contemporaine qu’ancienne, et sur l’histoire de cette civilisation des origines à nos jours.

*L’écologie.

Là aussi trois axes principaux de recherche. Tout d’abord, l’étude des paléo-environnements en Inde du Sud, pour en comprendre l’évolution en fonction des facteurs naturels et humains. L’analyse remonte aux changements environnementaux de l’Inde du Sud depuis le début du quaternaire. Il s’agit d’études intégrées à des programmes internationaux portant sur les changements passés du climat, afin de pouvoir envisager le futur climatique de manière scientifique.

Depuis sa création, le département d’écologie travaille surtout sur la biodiversité, et a ainsi récolté de nombreuses et très précieuses informations. Un des projets du département est donc de transformer ces informations en outils de connaissance pour tous, grâce aux technologies modernes. Ainsi un logiciel a été crée, afin de pouvoir identifier un organisme vivant de la flore, même s’il manque des informations, grâce à des portraits robots de taxons. Par ailleurs, une carte de la biodiversité des Ghâts occidentaux a également été crée.

En effet, le projet fil rouge de ce département reste l’étude de la biodiversité des Ghâts occidentaux, un des 34 « hotspots » de la biodiversité mondiale. Cette étude est entreprise à différentes échelles, aussi bien en prenant des images par satellite, que par des études sur le terrain, afin de définir l’état des forêts, des fleurs mais aussi l’état général des paysages. L’application finale de ces études est de fournir des bases scientifiques pour pouvoir délimiter les zones protégées et également de pouvoir gérer durablement les ressources forestières.

*Les sciences sociales.

Ce département a pour vocation d’étudier principalement les impacts locaux de la mondialisation. Ainsi les domaines de recherche englobe aussi bien la démographie, l’anthropologie, l’économie, le droit, les sciences politiques et la géographie, afin d’évaluer l’importance des aspects sociaux, économiques, religieux, sanitaires, urbains…Quatre principaux axes de recherche ont ainsi été définis.

Le premier concerne la santé et les sociétés, visant à mieux connaître les soins traditionnels en Inde mais aussi dans toute l’Asie du Sud, et d’établir leurs impacts sur la population, afin de comprendre comment optimiser les bâtiments sanitaires modernes. De plus, une étude est menée afin d’analyser les variations spatio-temporelles des risques sanitaires dans un processus de développement urbain, d’une ville comme Chennai.

Le deuxième axe porte sur l’économie et les sociétés. Plusieurs programmes regroupant différents aspects de l’économie sont traités, selon leur impact social sur les populations (microcrédit, dynamiques urbaines, décentralisation…)

Le troisième point principal concerne l’environnement et les sociétés. Avec notamment un projet sur la gestion sociale de l’eau, visant à comprendre les besoins parfois divergeant entre les paysans et les agents du développement. Ce programme s’inscrit dans la démarche plus générale de la problématique de l’eau, puisqu’on sait que l’accès à l’eau potable est l’un des problèmes majeurs en Inde et en Asie du Sud.

Enfin le dernier programme de recherche concerne l’anthropologie juridique, et a pour but de constituer des archives inédites à propos du fonctionnement des assemblées de villageois surtout informelles, afin de mieux saisir le fonctionnement judiciaire de la société rurale.

La méthodologie de l’IFP.

*Les outils.

L’IFP reçoit principalement ses subventions du ministère, mais a de plus en plus recours à d’autres sources de financement, tant le budget ministériel diminue du fait de la crise. Grâce a ces financements, l’IFP a pu créer des outils de recherche moderne. Comme par exemple le Laboratoire d’Informatique Appliquée et de Géomatique (LIAG). Ce laboratoire permet notamment la cartographie numérique, l’utilisation de l’imagerie satellite, la modélisation de systèmes géographiques…Ainsi plus de 3000 cartes et plusieurs bases de données sont déjà répertoriées dans ce labo.

L’institut dispose également d’un Centre de Ressources Documentaires (CRD), regroupant trois bibliothèques de recherches et abordant de nombreux thèmes différents. Ce centre, ouvert au public, contient environ 60 000 ouvrages, la collection de manuscrit Shivaïtes, ainsi qu’une très précieuse collection de 140 000 photos, portant sur l’art religieux en Inde du Sud.

*L’organisation au sein de l’IFP.

Bien que les trois départements travaillent sur des sujets différents, le rôle d’Anand est de maintenir une certaine communication interne, afin que chacun soit au courant de ce qu’il se passe dans le département d’à côté. L’IFP emploie environ 80 personnes, ce qui regroupe aussi bien les chercheurs, l’équipe administrative, les ingénieurs, les techniciens… De plus, chaque année l’IFP accueille des stagiaires ou des étudiants en université, préparant leurs thèses de doctorat. En effet, l’une des missions de l’IFP est aussi de former des jeunes à la recherche, en leur offrant la possibilité de mener à bien leurs travaux universitaires.

Ainsi des étudiants de tous les pays du monde peuvent venir à l’IFP, bien que l’institut ait tout de même des partenariats privilégiés avec certaines universités aux Etats-Unis, en France, au Royaume-Uni, mais également au Népal, au Sri Lanka, au Pakistan, au Laos…Bien sûr pour être admis à travailler avec l’IFP, les projets de thèse de ces étudiants, doivent être d’abord validé par le directeur de l’IFP, comme d’ailleurs tous les projets de recherche menés par l’institut.

*La diffusion des recherches.

En tant qu’institut de recherche, l’IFP mène à bien et avec sérieux différents programmes, mais il est tout aussi important, de faire connaître une fois les projets terminés, l’étendu et l’impact des résultats. Cela fait d’ailleurs partie de la mission d’Anand que de promouvoir l’avancée des recherches de l’IFP, pour cela plusieurs moyens sont utilisés.

Tout d’abord le site internet est la première ressource informative pour le grand public, ensuite une lettre d’information, « Pattrika » est publiée tous les quatre mois en partenariat avec les deux autres instituts de recherches français en Inde. Des CD-ROM sont également produits, contenant notamment des rapports d’expertises ou des cartes.

Des colloques, des conférences sont également organisées périodiquement, au sein de la communauté scientifique. Mais bien sûr, la principale source de diffusion reste la publication de rapports ou de livres, soit en anglais soit en français, disponibles dans certaines libraires françaises et pondichériennes (plus de 300 parutions depuis sa création). Par ailleurs, certains programmes de recherche sont des demandes effectuées en corrélation avec une problématique actuelle, de la part de certaines institutions gouvernementales, dans ce cas là les chercheurs de l’IFP agissent plus en tant que consultant, mais leurs travaux seront diffusés auprès du gouvernement et serviront de support pour appliquer des mesures adéquates.

L’IFP est donc une unité de recherche très active, regroupant divers thématiques, toute influant sur le cadre de vie de chacun. C’est donc une véritable chance que d’avoir à Pondichéry cet institut, et il serait dommage de ne pas bénéficier de tout ce savoir, qui nous attend tranquillement dans le bel édifice de l’IFP, rue St Louis.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter le site internet : http://www.ifpindia.org/-fr-.html

Par Guillaume LAISSE pour ToutPondi.com


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