Choix des médecins et des patients dans la pratique fondée sur des preuves

L’acritisme dirigé vers la médecine factuelle est qu’elle lie les mains des praticiens et prive les patients de leurs choix personnels. parvenir à une décision sur les soins optimaux.1 Il existe de nombreux obstacles à la mise en œuvre de la recherche en santé, mais, conceptuellement au moins, lier les mains cliniques et priver les patients de leurs choix n’en font pas partie. Les préférences des patients ont plutôt été intégrées dans le premier modèle de médecine factuelle5 et leur importance a été soulignée dans une récente révision, illustrée dans la figure. Dans cette figure, les décisions cliniques doivent prendre en compte, premièrement, les circonstances cliniques et physiques du patient. établir ce qui ne va pas et quelles options de traitement sont disponibles. Deuxièmement, ces dernières doivent être tempérées par des données de recherche concernant l’efficacité, l’efficience et l’efficacité des options. Troisièmement, étant donné les conséquences probables associées à chaque option, le clinicien doit tenir compte des préférences du patient et des actions probables (en termes d’interventions qu’il est prêt et capable d’accepter).Enfin, une expertise clinique est nécessaire pour réunir ces considérations et recommander le traitement que le patient accepte. Dans une situation donnée, l’état clinique et les circonstances du patient peuvent prédominer. Par exemple, une personne qui éprouve une douleur thoracique alors qu’elle demeure dans un endroit éloigné peut avoir à se contenter de l’acide acétylsalicylique, s’il s’agit du seul traitement efficace, alors qu’une personne dans une communauté plus grande aura probablement beaucoup plus d’options de traitement. Dans une autre situation, les préférences du patient peuvent avoir préséance. Par exemple, une personne qui vit une hémorragie menaçant sa vie et qui a une croyance religieuse qui dicte la transfusion sanguine peut accepter seulement une alternative. Par contre, la preuve seule ne prend pas de décisions. Ainsi, une décision fondée sur des données probantes concernant l’anticoagulation chez un patient atteint de fibrillation auriculaire n’est pas seulement déterminée par l’efficacité démontrée de l’anticoagulation et ses effets indésirables potentiels6, mais varie d’un patient à l’autre en fonction des circonstances cliniques individuelles (p. âge et antécédents de saignement) et leurs préférences. Une étude récente a montré, par exemple, que les patients variaient largement sur le risque d’hémorragie qu’ils accepteraient en échange d’une réduction du risque d’AVC.7 En outre, dans cette étude, les patients étaient généralement beaucoup moins réticents que les médecins à saigner conséquence de la prophylaxie contre l’accident vasculaire cérébral avec la warfarine ou l’aspirine. L’idée que les décisions peuvent varier d’une circonstance à l’autre et d’un patient à l’autre dans les mêmes circonstances a reçu une attention croissante. Mais atteindre le bon équilibre entre les facteurs qui peuvent influencer une décision n’est pas nécessairement facile constipation. En effet, fournir des preuves aux patients d’une manière qui leur permet de faire un choix éclairé est difficile et, dans de nombreux cas, dépasse nos connaissances actuelles en matière de communication médecin-patient, un problème qui attend la production de nouvelles preuves. La médecine a été élaborée pour encourager les praticiens et les patients à respecter le plus grand respect et la plus grande évidence possible dans la prise de décisions. Une autre expression que certains pourraient trouver plus attrayante est la recherche améliorée sur les soins de santé. Quel que soit le terme utilisé, on peut être sûr de faire un meilleur usage des données de recherche dans la pratique clinique, surtout si l’on tient compte des souhaits du patient.