Le nombre de victimes des mines terrestres au Kosovo est élevé

Editor — Le 9 juin 1999, les gouvernements de la République fédérale La Yougoslavie et la République de Serbie ont signé un accord technique militaire avec la force de sécurité internationale (KFOR) dirigée par l’OTAN concernant la situation au Kosovo. Au cours des quatre semaines suivantes, plus de 650 réfugiés kosovars sont rentrés chez eux. Le nombre de blessés mortels et non mortels causés par les mines antipersonnel doit être déterminé afin de planifier les campagnes de sensibilisation et de déminage en conséquence. Du 7 au 14 juillet 1999, l’Organisation mondiale de la Santé a réalisé une évaluation pour déterminer le nombre de personnes les blessures au Kosovo depuis le 13 juin; les circonstances dans lesquelles les blessures se sont produites; et le fardeau supplémentaire que leurs conséquences imposent au système de santé du Kosovo. Les données ont été recueillies dans les six hôpitaux du Kosovo et dans la base de données conservée par les forces de l’OTAN au Kosovo. Le nombre supplémentaire de morts et de blessés légers a été estimé sur la base d’entretiens avec les patients. Au cours des quatre semaines après le 13 juin, environ 150 personnes ont été mutilées ou tuées par des explosions de mines ou de munitions non explosées au Kosovo. Cela correspond à un taux d’incidence mensuel de 10 pour 100 000 habitants (un taux annualisé de 120 pour 100 000 habitants). Soixante et un pour cent des survivants ont moins de 24 ans. La plupart (95 %) sont des garçons ou des hommes. Dix-neuf pour cent des 75 patients interrogés ont été blessés lors des opérations de déminage menées par l’Armée de libération du Kosovo. Dans certaines régions 35 % et 42 % des lits d’hôpitaux dans les salles de chirurgie et d’orthopédie étaient occupés par des survivants d’explosions de mines ou de munitions non explosées. Après des mois de souffrance, le retour à la maison ne signifiait souvent pas retourner en sécurité. L’incidence des blessures et des décès causés par les mines ou les munitions non explosées dépasse celle de nombreux autres pays touchés par les mines antipersonnel, comme le Mozambique, l’Afghanistan ou le Cambodge1. Il devrait rester élevé car la population n’a pas encore Les mines et les munitions non explosées sont un problème de santé publique, non seulement parce qu’elles tuent et blessent, mais aussi parce qu’elles drainent système de santé appauvri. Pour parvenir à une réponse appropriée, un système de surveillance doit être mis en place pour surveiller la situation5. L’étude confirme que les efforts actuels de sensibilisation et de déminage doivent être encouragés et renforcés http://sildenafilfrance.org. Les efforts de sensibilisation devraient cibler en particulier les jeunes hommes et les enfants et, comme dans tout autre pays, la communauté internationale devrait d’abord former et équiper les démineurs locaux.