Les athlètes français admettent le dopage

Certains athlètes préadolescents utilisent des substances interdites (&#x0201c, doping ”), y compris ceux pratiquant des sports de loisir plutôt que de compétition. Une étude prospective de l’ensemble des 3564 élèves (âge moyen 11,2 ans) entrant dans l’enseignement secondaire dans les Vosges de l’est de la France en 2001-2002 a montré qu’en 2005, 3% (intervalle de confiance de 95% 2,3% à 3,7%) admettaient au moins une fois au cours des six mois précédents, comparativement à 1,2% (0,8% à 1,6%) à l’entrée dans l’étude. Les principales substances étaient le salbutamol, les corticostéroïdes et le cannabis, ainsi que d’autres stimulants et agents anabolisants. Les enquêteurs déclarent avoir pris en compte l’exemption d’usage thérapeutique accordée aux sportifs asthmatiques en précisant aux jeunes qu’ils ne posaient pas de questions sur les médicaments pour la santé. 44% des personnes consommant des produits dopants ont estimé avoir gagné au moins un événement en conséquence et 18% ne savaient pas s’ils avaient. Comparativement aux non-utilisateurs, les utilisateurs étaient plus susceptibles d’être des hommes, de passer beaucoup de temps à s’entraîner et de déclarer une faible estime de soi et des niveaux élevés d’anxiété liée aux traits. Les auteurs recommandent que les adultes qui surveillent les jeunes athlètes soient attentifs à ces deux derniers signes.